Les documents du mois


Quand le centre administratif se pare de son astrolabe …

Voir toutes les images (6)

Y prêtez-vous réellement attention lorsque vous traversez le hall du centre administratif avant de vous rendre aux guichets d’accueil ou de monter dans les étages ? A quoi ? A l’astrolabe qui décore le hall d’accueil du public !

Ce « petit frère de l’horloge astronomique  de la cathédrale » [1] qualifié en son temps de « chef d’œuvre absolu »[2] a été installé le 13 juin 1977 dans le hall d’accueil du centre administratif alors nouvellement construit.



[1] Nouvel Alsacien – 23 mai 1976 « L’astrolabe du nouveau centre administratif »          

[2] DNA – 3 juin 1977 « Le centre administratif à l’heure … astronomique »

 

Dès la conception du projet de centre administratif, l’architecte en chef des bâtiments civils et  palais nationaux François Herrenschmidt avait envisagé l’installation d’un astrolabe dans l’édifice ; il se place alors dans l’air du temps : les astrolabes de Messine, d’Oslo mais aussi des aéroports de Paris-Orly et Montréal Mirabel viennent tout juste d’être achevés ou sur le point de l’être.  Après avoir obtenu l’accord du maire Pierre Pflimlin, il se tourne vers les Etablissements Ungerer et Cie implantés à Strasbourg. Ces éminents spécialistes de l’horlogerie, successeurs des Schwilgué, élaborent et chiffrent un projet qui sera soumis au vote du conseil municipal le 21 mai 1976. Son coût - 230 000 francs - ne fait guère débat dans l’assemblée : s’agissant d’une œuvre conçue et fabriquée localement, qui sera visible de tous les visiteurs, dans un édifice qui, par ailleurs, est avare en éléments décoratifs, le projet sera adopté sans réelle difficulté.

L’astrolabe du centre administratif est le fruit principalement de trois hommes :

-          Henri Bach, ingénieur des Ets Ungerer et Cie, qui en assure la conception ;

-          Jean Boutry, directeur de l’entreprise Ungerer, qui en a la responsabilité technique ;

-          Jacques Quinet, architecte esthéticien, qui en travaillera la mise en forme esthétique.

 

Avec 51 roues dentées, soit 3 696 dents, les cadrans de l’astrolabe fournissent une multitude d’informations célestes pour qui sait les interpréter :

-          l’heure moyenne locale ;

-          l’heure sidérale de Strasbourg ;

-          l’heure locale selon l’ancien testament ;

-          le lever et le coucher du soleil sur l’horizon de Strasbourg ;

-          la longueur du jour et de la nuit au gré des saisons ;

-          les phases lunaires ;

-          le signe du zodiaque occupé par le soleil ;

-          les éclipses solaires et lunaires etc.

Cet ensemble d’un peu plus de 2 m de haut, en inox satiné, était mu par un moteur synchrone et protégé par un capot transparent. Il porte l’inscription latine « Veritas temporis filia » (la vérité est fille