Les documents du mois


Un notaire calligraphe

Testament de Louis Wurmser de Schaffoltzheim

Cote VII 197/27

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En 1567, le notaire Hilarius Meyger réalise la mise en forme solennelle du testament de Louis Wurmser de Schaffoltzheim et de sa femme « Madlen » née Wurmser. Ce testament est particulièrement intéressant du fait du soin apporté à la calligraphie. 

Le testament, à quoi ça sert ?

Le testament est un document écrit qui relate les biens dont dispose une personne et les noms de ceux à qui il compte les léguer après sa mort. Le testament ne prend effet qu’au décès de la personne qui l’a rédigé. L’acte de rédiger ses dernières volontés sur papier existe depuis la Grèce Antique, mais ne se nomme pas un « testament ». Ces écrits étaient réservés uniquement aux individus morts sans laisser d’héritiers directs.

Mais le testament a surtout fait irruption dans la vie occidentale lors des Croisades (1095-1291), L’un des premiers testaments restés célèbre est celui de Louis VIII (1187-1226) qui, malade au retour de sa croisade contre les albigeois, avait rédigé un testament dans lequel il confiait le gouvernement à sa femme. 

Le rôle du notaire

L’histoire du testament est intrinsèquement liée à celle du notariat. La présence de fonctionnaires dont le rôle s’apparentait à celui des notaires sur le territoire actuel de la France est attesté dès le troisième siècle, lors de la colonisation de la Gaule par les Romains. 

Le rôle des notaires est d’authentifier les contrats au nom de l’État. C’est au cours des Croisades que leur rôle devient prééminent, jusqu’à devenir un office royal au XIVe siècle, sous Philippe le Bel.

Le document que nous vous présentons ce mois-ci est remarquable par sa qualité. Non seulement de par la qualité de l’écriture, régulière et posée ; mais aussi par le soin apporté au décor de l’initiale. Il s’agit d’un motif régulier, remarquable par la symétrie anguleuse du motif, agrémenté de quelques feuillages en partie haute.

Le notaire Hilarius Meyger, attaché à la Chambre des contrats, ou plutôt son scribe, était donc aussi un esthète.